Depuis le 1er janvier 2009, les communes de Rueil-Malmaison et de Suresnes se sont associées et forment désormais, la Communauté d’Agglomération du Mont-Valérien (CAMV).

Un peu d’histoire Aujourd’hui près de 93% des communes françaises forment plus de 2600 communautés. Dès la fin du XIXe siècle, de premières formes d'intercommunalités techniques ont permis aux communes de s'associer pour répondre aux besoins d'équipement du territoire comme l’électrification, l’adduction d'eau ou encore l’assainissement et la voirie…
Des formules institutionnelles plus ambitieuses et plus intégrées ont ensuite vu le jour au début de la Ve République pour accompagner le processus d'urbanisation. Les communautés urbaines, créées à partir de 1966, ont contribué à l'aménagement du territoire et à l'organisation des services publics locaux modernes. Depuis 1999, l’intercommunalité prend la forme de communautés de communes (moins de 50 000 habitants), communautés d’agglomération (+ de 50 000 habitants) et communautés urbaines (+ 500 000 habitants). Aujourd’hui, avec plus de 56 millions d’habitants et plus de 9 communes sur 10, la couverture intercommunale du territoire est presque achevée.
Une nécessité économique :
De plus en plus, l’État incite les communes à s’engager dans l’intercommunalité et conditionne son accompagnement financier au fait que les communes soient intégrées dans des EPCI (Établissement public de coopération intercommunale). Mutualiser les moyens humains et matériels permet de réaliser des économies en réduisant les coûts tout en maintenant la qualité des services rendus à la population.
Les communautés d’agglomération sont dotées de ressources et d’une fiscalité propres. Leurs recettes financières proviennent de l’État, qui apporte une dotation globale de fonctionnement (DGF), de la fiscalité directe locale (taxe additionnelle ou taxe professionnelle). La communauté d’agglomération se substitue aux communes membres pour percevoir la taxe professionnelle et en voter le taux, un taux unique dans chacune des communes membres de la communauté.
Les communautés pour quoi faire ?
Les communes s’associent au sein d’un même territoire pour élaborer et conduire un projet commun et solidaire de développement urbain et d’aménagement de l’espace. Ainsi, les communautés d’agglomération sont tenues d’exercer en lieu et place des communes un certain nombre de compétences obligatoires précisément définies par la loi, ainsi qu’un certain nombre de compétences dites “optionnelles” qu’elles choisissent au moment de leur création au sein d’une liste. |